Amir Apostat et Casus Lady sont des menteurs : L’islam prône la dissuasion étatique, pas le terrorisme individuel
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L’islam prône la dissuasion, pour la Nation qui a pour modèle l'Islam, pas le terrorisme : mettre fin aux mensonges sur la « terreur » islamique
Introduction : Des accusations fallacieuses et malhonnêtes
Dans une récente intervention médiatique sur « Sirènes », deux individus se faisant appeler Amir A. (auto-proclamé « apostat ») et Casus Lady ont affirmé que l’islam aurait pour objectif de « terroriser les non-Musulmans » et autoriserait de facto le meurtre de civils innocents. Ces propos sont d’une gravité extrême et relèvent soit d’une incompréhension grossière, soit d’une manipulation malhonnête. Accuser une religion pratiquée par près de deux milliards de personnes de prôner le terrorisme, c’est dénaturer ses enseignements et insulter la réalité historique.
Il est nécessaire de réfuter frontalement ces mensonges. Non, l’islam n’a jamais eu pour but de semer la terreur aveugle parmi les non-croyants. Au contraire, ses textes fondateurs condamnent explicitement le meurtre injuste et établissent des règles strictes de justice et de dissuasion défensive (pour l'Etat qui a pour référence l'Islam) – bien loin des caricatures qu’en font ses détracteurs. Nous allons le démontrer, preuves à l’appui, en citant le Coran, les hadiths du Prophète et des faits historiques, tout en comparant avec les principes admis universellement en matière de défense et de maintien de la paix.

« Terroriser » dans le Coran : un mot détourné de son contexte
Il est vrai que le verbe « terroriser » apparaît dans certaines traductions du Coran, notamment dans le verset souvent cité par les polémistes : « Et préparez [vos forces] autant que vous le pourrez, des chevaux attachés, afin de terrifier (turhibûna) l’ennemi d’Allah et le vôtre… » (Coran, 8:60). Pris isolément et traduit littéralement par « terrifier », ce passage semble choquant. Mais que signifie réellement « terrifier » (turhibûna) ici ? S’agit-il de semer la terreur gratuitement, de commettre des actes terroristes aveugles ? Absolument pas.
Le mot arabe utilisé, « turhibûna », vient de la racine R-H-B qui évoque la crainte ou la dissuasion. Dans le contexte de ce verset, révélé à une époque où la jeune communauté musulmane faisait face à des agressions militaires, il signifie « intimider l’ennemi par une démonstration de force, afin de le dissuader d’attaquer ». En termes modernes, on parlerait de puissance dissuasive ou de « paix par la force ». Comme l’expliquent des savants , ce verset vise à instaurer un « équilibre dissuasif » – c’est-à-dire maintenir la paix en rendant l’ennemi potentiellement trop effrayé pour tenter une agression - dar-alifta.org. En d’autres termes, il s’agit de prévenir la guerre, non de la provoquer. Le Coran établit ici un principe de défense responsable : préparez-vous et soyez forts pour ne pas avoir à combattre. D’ailleurs, le verset suivant, trop souvent omis par les critiques, le confirme de façon explicite : « Et s’ils inclinent à la paix, alors incline vers la paix toi aussi… » (Coran, 8:61). Autrement dit, dès que l’ennemi montre la moindre volonté de paix, les musulmans doivent cesser les hostilités. Il est difficile d’imaginer injonction plus claire en faveur de la paix : si l’islam prônait un terrorisme aveugle, pourquoi ordonnerait-il de saisir toute chance de paix ?
En outre, des exégètes contemporains ont insisté sur le fait que ce verset 8:60 ne justifie en rien la violence contre des civils ou des innocents. L’érudit ‘Abdallah al-Najjar souligne que « turhibûna » ne s’applique qu’à « une menace imminente ou une confrontation militaire en bonne et due forme » – avec une cause légitime – et qu’il n’est pas licite de l’employer contre ceux qui ne font pas la guerre aux musulmans - dar-alifta.org. Il précise : « Ainsi, il n’entre pas dans les objectifs légitimes d’user de turhibûna pour intimider ceux qui ne sont pas en guerre contre les musulmans. De même, cela ne doit pas servir à causer destruction ou mort injustifiée » - dar-alifta.org. Le mot implique uniquement de menacer l’usage de la force (dans un contexte défensif), pas d’infliger effectivement du tort gratuitement - dar-alifta.org. Cette lecture est confirmée par l’ensemble du contexte coranique et prophétique.
En réalité, le Coran ne contient pas le concept moderne de « terrorisme » au sens d’attentats aveugles ou de massacre de civils pour des fins politiques. Le terme arabe moderne « irhâb » (terrorisme) n’existait pas en tant que tel à l’époque prophétique - dar-alifta.org. Assimiler automatiquement le verbe coranique turhibûna au terrorisme est un anachronisme linguistique et sémantique. Les savants soulignent d’ailleurs la différence entre la « peur révérencielle » ou « peur dissuasive » évoquée positivement dans le Coran (la racine rahaba peut exprimer la crainte respectueuse d’Allah, ou la crainte salutaire qui empêche un agresseur de passer à l’acte) et la terreur injuste et malveillante que nous appelons aujourd’hui terrorisme. Cette dernière notion se rapproche bien plus du mot « ru’b » (effroi, terreur panique) ou de l’idée de « fasâd fil-ard » (corruption et chaos sur terre) que le Coran condamne fermement. En somme, le « terroriser » du verset 8:60 signifie dissuader un ennemi agressif – non pas terroriser des innocents.

L’islam interdit explicitement de tuer des innocents
Opposée aux affirmations mensongères d’Amir A. et Casus L., la doctrine islamique interdit sans ambiguïté le meurtre de personnes innocentes, qu’elles soient musulmanes ou non. Le Coran, parole fondatrice de l’islam, sanctifie la vie humaine. On y lit par exemple : « Ne tuez pas la vie que Dieu a rendue sacrée, sauf en droit (justice) » (Coran, 17:33). Ce commandement général, qui englobe toute vie innocente, est répété à plusieurs reprises (voir aussi 6:151, 5:32, etc.). Le verset 5:32 énonce même une formule frappante pour souligner la gravité de tout meurtre injuste : « Quiconque tue une âme innocente, c’est comme s’il avait tué l’humanité tout entière », et quiconque sauve une vie, c’est comme sauver toute l’humanité. On ne peut être plus clair : dans l’éthique coranique, ôter la vie d’un innocent est l’un des pires crimes qui soit.
Les grands commentateurs du Coran ont souligné la force de ces interdictions. L’imam Fakhr ad-Dîn ar-Râzî (m. 1210), figure de proue de l’exégèse classique, écrit au sujet du verset 17:33 cité ci-dessus que « tuer un être humain sans raison légitime est le plus grand péché après l’association d’autres dieux à Allah (polythéisme) ». Il explique que le principe fondamental en islam est l’interdiction totale de verser le sang injustement - dar-alifta.org. La vie d’autrui est sacrée, inviolable, et ne peut être prise que dans des cas extrêmement précis et encadrés (par exemple, en légitime défense ou application de la justice après un procès équitable – jamais sur un coup de tête ou par vengeance personnelle). Ar-Râzî insiste : « Tuer injustement sape l’esprit même de l’islam, qui est qu’il ne doit y avoir ni tort infligé ni représailles injustes » - dar-alifta.org. Autrement dit, « pas de mal et pas de revanche par le mal » – un adage prophétique connu ( « Lâ darar wa lâ dirâr » ).
Hadiths du Prophète interdisant le meurtre de civils
Les paroles du Prophète Muhammad ﷺ (les hadiths) confirment et détaillent cette interdiction. Contrairement à l’image fantasmée que véhiculent nos deux polémistes, le Prophète de l’islam n’a jamais encouragé le massacre aveugle – bien au contraire. Voici quelques hadiths authentiques et édifiants à ce sujet :
- Interdiction de tuer femmes et enfants : Un compagnon, Abdullah ibn Omar, rapporte qu’au cours d’une bataille, il trouva une femme tuée. Lorsque le Prophète l’apprit, « il interdit alors fermement de tuer les femmes et les enfants [même en temps de guerre] » - bibliotheque-islamique.fr. Ce hadith (rapporté par al-Boukhari, no 3015, et Muslim, no 1744) établit clairement que les non-combattants doivent être épargnés. À une époque (VII^e siècle) où la plupart des armées ne s’embarrassaient pas de telles considérations, cette directive prophétique se distingue par sa haute moralité.
- Protection des non-musulmans sous accord : Le Prophète a garanti la sécurité des non-musulmans vivant en paix avec les musulmans. Il a déclaré : « Celui qui tue un muʿâhid – c’est-à-dire une personne non musulmane liée par un pacte de paix avec les musulmans – ne sentira même pas l’odeur du Paradis, or son parfum se perçoit à une distance de quarante ans de marche » - bibliotheque-islamique.fr. Autrement dit, tuer un non-musulman avec qui les musulmans ont un accord de paix est un péché si énorme qu’il privera son auteur du Paradis. Ce hadith, rapporté par al-Boukhari (no 3166), met en garde de la manière la plus forte contre la trahison et le meurtre d’autrui en situation de paix.
- Ne pas trahir les pactes : De même, « la protection accordée par le plus humble des musulmans doit être respectée par tous », dit une autre tradition. « Quiconque viole un pacte conclu sous l’autorité musulmane, la malédiction d’Allah, des anges et de tous les hommes sera sur lui », ajoute le Prophète (hadith authentifié, rapporté par Muslim, no 1739). Ces paroles soulignent le devoir sacré de respecter la parole donnée et de ne jamais commettre de forfaiture en tuant ceux avec qui un traité de non-agression a été conclu.
- Justice envers tous, sans distinction : Le Prophète a déclaré : « Quiconque opprime une personne liée par un traité (dhimmi ou muʿâhid), lui impose une charge au-delà de ses forces ou lui prend quoi que ce soit injustement, je plaiderai contre lui au Jour du Jugement » (rapporté par Abou Dawoud). Cela signifie que le Prophète lui-même se fera l’avocat des non-musulmans injustement lésés par des musulmans, devant Dieu. Peut-on imaginer avertissement plus redoutable pour tout musulman tenté de maltraiter un civil non musulman ? L’islam met ici sur un pied d’égalité la justice due à tous les êtres humains.
Ces hadiths – et bien d’autres – montrent sans équivoque que le meurtre, la trahison et l’injustice envers autrui sont catégoriquement prohibés en islam, que la victime soit musulmane ou non. Le terrorisme, défini comme l’attaque intentionnelle de civils pour des objectifs politiques ou idéologiques, tombe évidemment sous le coup de ces interdictions absolues. Qu’un soi-disant « apostat » comme Amir prétende le contraire témoigne d’une ignorance ou d’une mauvaise foi sidérante.

Les règles islamiques de la guerre : éthique et dissuasion, jamais agression aveugle
Non seulement l’islam condamne le meurtre d’innocents, mais il codifie même la manière de se comporter en situation de guerre pour minimiser la violence. Le djihad (terme souvent mal compris) correspond dans sa dimension militaire à la guerre défensive ou juste, comme entre deux états, encadrée par une éthique stricte. Contrairement aux allégations de nos polémistes, la tradition islamique classique n’a jamais promu une guerre totale exterminatrice. Dès les débuts de l’islam, des principes clairs ont été établis.
Le premier calife, Abou Bakr (successeur immédiat du Prophète), donna ainsi des directives précises à ses armées qui partaient au combat. D’après l’historien Tabari, Abou Bakr conseilla : « Ne commettez pas de trahison, ne déviez pas de la droiture. Ne tuez ni femme, ni enfant, ni vieillard. N’abattez pas d’arbre fruitier, ne détruisez aucune habitation. Ne tuez pas de bétail sauf pour vous nourrir. Vous passerez par des gens qui se sont retirés dans des monastères : laissez-les en paix » - fr.wikipedia.org. Ces consignes, données au VIIe siècle, anticipent remarquablement ce qu’on appelle aujourd’hui les lois de la guerre ou le droit humanitaire international : protection des civils, des biens, interdiction des destructions gratuites, respect de ceux qui ne combattent pas (religieux, paysans, etc.).
En résumé, les principes islamiques du combat juste incluent :
- Pas d’agression initiale : « Combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, mais ne transgressez pas. Dieu n’aime pas les transgresseurs » (Coran, 2:190). L’ordre est de se défendre contre les agresseurs, sans jamais être les instigateurs d’une guerre injuste. Le même verset enjoint de ne pas dépasser les limites, c’est-à-dire de ne pas sombrer dans la barbarie même en ripostant.
- Dissuasion plutôt que violence : Comme expliqué plus haut sur le verset 8:60, se préparer militairement vise à dissuader l’ennemi, pas à tyranniser des populations. La force n’est légitime que pour protéger la communauté ou rétablir la justice, non pour asservir ou terroriser. « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattu pour la religion » rappelle également le Coran (60:8), signifiant que la bienveillance est de mise envers quiconque ne manifeste pas d’hostilité.
- Protection des civils et des innocents : Nous l’avons vu, le Prophète a strictement interdit de cibler les non-combattants (femmes, enfants, personnes âgées, moines, etc.) - bibliotheque-islamique.fr. Toute action militaire doit distinguer combattants et civils – un principe que même certaines armées modernes ont eu bien du mal à respecter à travers l’histoire et il s'agit là d'un euphémisme.
- Respect des traités et de la parole donnée : Lorsque des pactes de non-agression ou de paix sont en place, il est péché capital de les trahir. L’islam attache une importance sacrée au respect des engagements (Coran, 5:1 : « Ô vous qui croyez, respectez fidèlement vos engagements »). La trahison est vue comme une honte (hypocrisie condamnée dans le Coran 8:56-58). Donc pas question d’attaquer perfidement des populations avec qui la paix a été conclue.
- Justice même en temps de conflit : Le Coran ordonne : « Que la haine d’un peuple ne vous incite pas à être injustes. Soyez justes, cela est plus proche de la piété » (Coran, 5:8). Même face à un ennemi, un musulman doit conserver un sens de la justice et de la modération. La vengeance aveugle, le massacre ou la torture sont prohibés. Le Prophète disait aux armées : « Ne mutilez pas les ennemis tués, ne tuez pas ceux qui se rendent » etc. La dignité humaine reste un principe, y compris pour l’adversaire.
Ces règles montrent que le paradigme du « djihad » islamique est strictement encadré moralement. Il s’agit de combattre l’injustice et l’agression, pas de répandre la terreur. Il est aux antipodes du terrorisme… En fait, les savants musulmans classiques et contemporains s’accordent pour dire que la guerre en islam n’est permise que dans des cas de légitime défense ou de protection des opprimés - dar-alifta.org. Et on parle ici d'états, pas de musulmans lambdas. L’historienne Karen Armstrong résume ainsi : « La guerre sainte en islam est essentiellement défensive : c’est une lutte pour la survie de la communauté contre ceux qui cherchent à l’anéantir. »
Dès lors, assimiler l’islam lui-même à une idéologie de terreur est non seulement faux, mais inverse totalement la logique islamique. Ce que font les groupes terroristes contemporains (attentats, meurtres de civils, bombes aveugles) viole frontalement les enseignements islamiques. C’est d’ailleurs pourquoi les savants musulmans du monde entier ont condamné unanimement ces actes : par exemple, une Lettre ouverte aux partisans de Daech signée en 2014 par plus de 120 oulémas de divers pays démontre preuves coraniques et prophétiques à l’appui que les exactions de l’État Islamique n’avaient « rien d’islamique ». Ces terroristes modernes ne représentent qu’eux-mêmes et instrumentalisent la religion pour justifier leurs crimes – exactement comme des extrémistes de tous bords peuvent le faire. Le Conseil des Oulémas ou l’instance égyptienne Dar al-Ifta ont même qualifié le terrorisme de « négation du jihad », c’est-à-dire l’antithèse des principes du véritable jihad - dar-alifta.orgdar-alifta.org.
En réalité, les premières victimes du terrorisme dit « islamique » sont... des musulmans. Que ce soit en Irak, en Afghanistan, en Afrique ou ailleurs, les bombes des extrémistes ont tué massivement des fidèles musulmans ordinaires, ce qui démontre bien leur dévoiement total de l’islam (puisque selon leur logique aberrante, ils tuent ceux-là mêmes qu’ils prétendent défendre). L’éthique islamique traditionnelle répugne de telles horreurs.
Dissuasion vs. terrorisme : un concept universel dont l’islam n’a pas le monopole
Il est frappant de constater que ce que l’islam préconise – la dissuasion par la force pour éviter la guerre – est un principe universellement admis en matière de stratégie et de sécurité, y compris par des nations et dirigeants non musulmans. Nos détracteurs brandissent le mot « terreur » hors contexte pour effrayer leur auditoire, alors qu’en réalité l’idée de rendre un potentiel agresseur craintif pour préserver la paix est commune à toutes les civilisations.
Un exemple récent : en juillet 2025, le président français Emmanuel Macron déclarait lors d’un discours de politique de défense : « Soyons simples : pour être libre dans ce monde, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant » - elysee.fr. Cette phrase – venant d’un chef d’État laïque – reconnaît que dans les affaires internationales, la crainte que suscite une puissance militaire crédible permet de garantir la sécurité et la paix. M. Macron n’était évidemment pas en train de prôner le terrorisme : il expliquait la doctrine de la dissuasion stratégique. Personne n’a accusé la France de « religion de la terreur » pour autant. Alors pourquoi reprocher à l’islam d’avoir, quatorze siècles plus tôt, exprimé une idée similaire ? Le verset coranique 8:60 n’a pas un sens différent de la maxime de M. Macron : montrer sa force pour ne pas avoir à s’en servir. C’est là un paradoxe moral bien connu : si vous êtes faible, vous encouragez vos ennemis à vous attaquer; si vous êtes fort, vous les en dissuadez et préservez ainsi la paix.
Un proverbe attribué aux Finlandais dit de même : « Il y a toujours une armée sur un territoire : soit la tienne, soit celle de l’occupant. » Cela signifie qu’une nation qui ne se donne pas les moyens de se défendre finira sous le joug d’une autre. La notion de force dissuasive est donc considérée comme salutaire – c’est le contraire d’une intention malveillante de terroriser gratuitement. Menacer un agresseur pour l’empêcher de nuire est moralement aux antipodes du fait d’attaquer sans provocation des innocents pour semer la terreur. L’islam autorise le premier cas (et même le recommande pour éviter la guerre), mais il interdit formellement le second.
On peut également rappeler que les États modernes pratiquent la dissuasion à grande échelle. L’exemple le plus flagrant est celui de la dissuasion nucléaire : les puissances dotées de l’arme atomique affichent une capacité de destruction massive (donc une terreur potentielle) justement pour décourager toute attaque contre elles. On parle de « frappe de représailles », de « destruction mutuelle assurée », etc. Ce langage stratégique vise à instiller la peur chez l’adversaire afin d’éviter le conflit ouvert. Or, ce mécanisme de peur dissuasive n’est jamais qualifié de terrorisme dans le discours dominant. Il est au contraire jugé rationnel, réaliste, voire garant de la stabilité mondiale (concept de peace through strength). Pourquoi ce qui est admis pour tout le monde serait-il soudain scandaleux lorsqu’il s’agit de l’islam ? Là encore, nous sommes face à un deux poids deux mesures entretenu par l’ignorance ou l’islamophobie.
Enfin, si l’on devait pointer du doigt les violences et terreurs infligées aux civils dans l’histoire, on constaterait que les musulmans n’ont pas le monopole de la violence loin s’en faut. Par souci de vérité, rappelons que la colonisation, menée par des puissances se disant parfois « civilisatrices », s’est accompagnée de terreur bien réelle : massacres de populations colonisées, répressions sanglantes, etc., dont certaines pages sombres de l’histoire de France ou d’autres nations européennes portent la trace. Les bombardements massifs de civils (Dresde, Hiroshima, Nagasaki…) durant la Seconde Guerre mondiale ont été décidés par des gouvernements non musulmans, dans le but explicite de « briser le moral » de l’ennemi – c’est-à-dire de terroriser les populations pour forcer l’adversaire à capituler. Ces faits n’ont pas conduit à stigmatiser la religion des décideurs concernés comme « terroriste ». On a plutôt cherché à les justifier par la raison d’État ou l’urgence de la situation (quitte à débattre ensuite de leur moralité).
L’objectif ici n’est pas de faire du whataboutism (pointer les torts des autres pour excuser les siens), mais de démontrer la malhonnêteté intellectuelle de ceux qui lient le concept de terreur exclusivement à l’islam. La violence et son usage – justifié ou abusif – sont un problème humain global. Si l’on étudie objectivement l’histoire, on voit que les sociétés musulmanes n’ont pas été plus sanguinaires que d’autres, et souvent moins, compte tenu des normes de l’époque. À titre d’exemple, lors de l’entrée triomphale de Saladin à Jérusalem en 1187 (reconquête musulmane après les Croisades), aucun massacre de civils ne fut commis et une rançon raisonnable permit aux habitants francs de partir sains et saufs – contrastant fortement avec la prise de Jérusalem par les Croisés en 1099, où ces derniers massacrèrent sans pitié la population musulmane et juive de la ville. Cet exemple historique illustre qu’il n’y a pas de fatalité « terroriste » inhérente à l’islam ; tout dépend des circonstances politiques et du degré de respect des principes religieux.

Conclusion : rétablir la vérité et dénoncer la calomnie
Les affirmations d’Amir A. et Casus L., prétendant que « le but de l’islam est de terroriser les non-musulmans » et que la religion autoriserait de tuer des civils, sont infondées, mensongères et calomnieuses. Nous avons démontré, textes à l’appui, que :
- Le Coran encourage la dissuasion défensive, pas le terrorisme : le fameux terme « terroriser » y signifie impressionner l’ennemi pour éviter la guerre, un concept comparable aux doctrines militaires universelles visant à préserver la paix par la force - dar-alifta.orgdar-alifta.org. Jamais le Coran n’a appelé à terroriser des populations innocentes. Au contraire, il ordonne de s’arrêter dès que l’ennemi veut la paix (8:61) et de ne jamais dépasser les limites de la justice.
- L’islam sacralise la vie humaine : « Ne tuez pas l’âme qu’Allah a rendue sacrée » (17:33) répète le Coran - dar-alifta.org. Tuer injustement est l’un des plus grands péchés. Sauver une vie équivaut à sauver l’humanité (5:32). Aucun distinguo n’est fait entre vie musulmane et non musulmane dans ces principes – la vie est sacrée, point.
- Le Prophète Muhammad ﷺ a interdit de tuer les civils et innocents même en temps de guerre - bibliotheque-islamique.fr. Il a condamné toute atteinte aux femmes, enfants, personnes vulnérables ou non-belligérants. Il a maudit ceux qui rompraient les traités ou feraient du tort à des non-musulmans vivant en paix avec les musulmans - bibliotheque-islamique.fr. Ces enseignements sont incompatibles avec l’idée même de terrorisme.
- La tradition islamique du jihad est défensive et encadrée : les guerres ne sont permises que pour se défendre ou lever une oppression, et doivent respecter une éthique (pas d’agression gratuite, pas de trahison, pas de destruction aveugle). Les savants classiques et modernes l’attestent : « Les guerres [en islam] sont limitées aux cas de légitime défense » - dar-alifta.org. Ceux qui tuent indistinctement au nom de l’islam s’écartent de l’islam – ils n’en sont pas des représentants, mais des déviants dénoncés par les musulmans eux-mêmes - dar-alifta.org.
- La dissuasion par la force n’est pas du terrorisme : c’est un moyen d’éviter le terrorisme et la guerre. Le monde entier reconnaît ce principe de nos jours (armée forte, stratégie de « pour être en sécurité il faut être craint » - elysee.fr, etc.). Il est profondément malhonnête de diaboliser l’islam pour un principe que tout État applique par nécessité stratégique.
En accusant l’islam d’être « la religion du terrorisme », Amir A. et Casus L. font preuve d’une hostilité aveugle et propagent des contre-vérités dangereuses qui alimenteront l'islamophobie d'atmosphère ainsi que tous ses acteurs belliqueux. Leur discours alimente l’amalgame entre des actes terroristes isolés – commis par des groupes extrémistes ignorants de leur propre religion – et l’islam en tant que foi millénaire pratiquée pacifiquement par des milliards de personnes. C’est aussi absurde que de prétendre que le christianisme prône le génocide sous prétexte que certaines armées se sont livrées à des massacres en brandissant la croix. Non : les exactions d’individus ne définissent pas une religion, surtout lorsqu’elles contredisent clairement ses textes.
Il est d’ailleurs notable que nombre d’experts non musulmans rejettent l’équation simpliste islam = terrorisme. Des chercheurs en sciences politiques, anthropologues ou historiens reconnaissent que les causes du terrorisme dit « islamique » sont le plus souvent politiques, sociales ou géopolitiques (conflits territoriaux, injustice, réaction à des occupations, etc.) plus que religieuses. La religion est instrumentalisée comme un vernis rhétorique, mais n’est pas la cause profonde. Prétendre que l’islam aurait en lui un appel au meurtre de masse relève donc soit de l’ignorance, soit de la malveillance. Dans les deux cas, c’est irresponsable et mensonger.
Pour conclure, remettons les pendules à l’heure :
L’islam n’est pas la religion de la terreur, c’est la religion de la justice et de la miséricorde. Ses écrits fondateurs promeuvent la paix, la vie sacrée, la justice même envers l’ennemi, et n’autorisent la guerre qu’en dernier ressort défensif. Ce que certains traduisent par « terroriser » signifie dissuader un agresseur pour protéger les innocents – l’exact opposé du terrorisme qui, lui, vise à attaquer les innocents. Accuser l’islam de terrorisme, c’est calomnier des millions de croyants et travestir la vérité historique.
Les individus tels qu’Amir A. et Casus L. méritent une réponse ferme : vos mensonges sont démasqués. En distillant la peur et la haine par des propos fallacieux, ce sont eux qui, ironiquement, cherchent à terroriser l’opinion contre l’islam. Ne tombons pas dans leur piège. Opposons-leur la force des faits et de la connaissance. Comme le dit le Coran : « La vérité est parvenue, et le faux s’en est allé; car le faux est par nature évanescent » (17:81). En d’autres termes, la vérité finit toujours par triompher du mensonge. Aujourd’hui, la vérité est que l’islam n’enseigne pas la terreur – et nous l’avons remis à sa juste place, arguments et sources à l’appui.
Qu’on se le tienne pour dit. Les croyants musulmans n’ont pas à rougir de leur religion : loin d’être un appel à la peur, l’islam est un appel à la paix, à la justice et à la dignité humaine. Ceux qui prétendent le contraire font soit erreur, soit acte de calomnie haineuse. Dans tous les cas, ils seront confondus par la réalité des textes et de l’histoire, comme nous venons de le faire. Fin de la polémique.
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