Imran Hussein, se permet de qualifier le hadith Authentique de la prise de Constantinople d’« amas d’ordures »
Plus nous avançons vers la fin des temps, plus la science authentique s’efface… et les discours déviants se multiplient. Imran Hussein semble malheureusement en être l’illustration parfaite. Qu’Allah nous préserve et nous guide tous vers la vérité.

Note : Ledit "cheikh" Imran Hosein rejette explicitement l'idée que la conquête de Constantinople par le Sultan Muhammad Fatih en 1453 ait été l'accomplissement d'une prophétie du Prophète Muhammad, la qualifiant de « tas d'ordures » (a load of rubbish) - 54M50. Allah el Mousta3an.
Concernant sa vision eschatologique tordue et en rien compatible avec les Sources Musulmanes il faut noter qu'il va jusqu'à affirmer que le Dajjal serait en Angleterre (32m10). C'est profondément ridicule, Allah el Mousta3an.
Réfutation :
Certains prédicateurs contemporains, à l’image d’Imran Hussein, se permettent de qualifier le hadith pourtant authentique sur la prise de Constantinople d’« amas d’ordures », et de rejeter quinze siècles de consensus savant, tout en se présentant comme « sérieux ». Pourtant, un examen rigoureux des sources démontre que ses affirmations ne reposent sur aucune méthodologie islamique valide et relèvent d’une rhétorique sensationnaliste déconnectée du Dîn/Islam.
Cet article expose :
- Le statut authentique du hadith
- Le consensus des savants classiques
- L’erreur méthodologique d’Imran Hussein
- La réalité historique de 1453
- La fausse justification coranique qu’il invoque
- L’usage du fiqh du jihad par les savants à l’époque ottomane
- Pourquoi son discours est dangereux pour les musulmans

1. Un hadith massivement authentifié
Le célèbre hadith sur la conquête de Constantinople est rapporté par Ahmad, al-Baghawî et d’autres, selon la formulation :
« Vous conquerrez Constantinople. Quel excellent commandant que son commandant ! Et quelle excellente armée que son armée ! »
(Musnad Ahmad, n° 18189 – authentifié par al-Haythamî, al-Hâkim, adh-Dhahabî, Ibn Hajar)
Les spécialistes du hadith — al-Albânî, al-Arna’ût, Ibn Kathîr, Ibn Taymiyya, as-Suyûtî, al-Qurtubî, Ibn al-Jawzî — reconnaissent tous l’authenticité ou la solidité de ce hadith.
Imran Hussein ne fournit aucune chaîne, aucune critique sérieuse, aucune recherche. Il rejette en bloc par opinion personnelle, ce qui est harâm/illicite dans la science du hadith. Il parle avec ignorance, pour résumer...
2. Le consensus des savants classiques : 1453 = accomplissement
Tous les grands savants considèrent 1453 comme l’accomplissement évident de la prophétie :
✔ Ibn Hajar al-Asqalânî
Considère le hadith comme une annonce véridique réalisée avec Mehmet II.
✔ as-Sakhâwî (élève d’Ibn Hajar)
Affirme explicitement l’accomplissement en 1453.
✔ as-Suyûtî
Dans Tarîkh al-Khulafâ’, il voit la prise de Constantinople comme un signe manifeste.
✔ al-Qastallânî
Confirme l’excellence du sultan et son armée conformément au hadith.
✔ Savants ottomans eux-mêmes : al-Fatâwâ al-‘Alâ’iyya
Nombreuses fatwas confirmant que la victoire est l’accomplissement prophétique.
Le consensus est donc :
• Hadith authentique
• Constantinople = Istanbul
• Mehmet II = “excellent commandant”
Imran Hussein s’oppose donc non pas à une opinion moderne, mais à 15 siècles de savants de haut niveau, sans présenter la moindre preuve méthodologique valable. C'est ridicule.
3. L’erreur méthodologique majeure d’Imran Hussein
Trois fautes graves qu'Allah le guide :
1. Insulte explicite d’un hadith authentifié par la Ummah
Dire « load of rubbish/tas d'ordures - amas de déchets » concernant un propos prophétique vérifié =
👉 méthodologiquement interdit
👉 risque théologique dangereux (qu'Allah le guide)
Le Prophète ﷺ a dit :
« Que celui qui ment sur moi prépare sa place en Enfer. »
(Bukhârî, Muslim)
Et les savants ont dit que répudier un hadith authentique sans preuve est une innovation grave, une sortie du Dîn qu'Allah nous en Preserve. Amîn.
4. La réalité historique de 1453 : la ville refusait l’autorité musulmane
L’argument central d’Imran Hussein :
« Le Patriarche voulait la paix, donc la guerre était interdite. »
C’est factuellement faux.
✔ Le patriarche n’était PAS le souverain politique
L’empereur Constantin XI, le Sénat et le commandement militaire refusaient la reddition.
Le patriarche n’avait aucun pouvoir légal pour engager l’Empire.
✔ Une ville en guerre depuis un siècle
Byzance refusait de payer les tributs, violait les traités et complotait avec les Latins contre les Ottomans.
✔ Une volonté militaire réelle de résistance
Les canons furent coulés, les murailles renforcées, les renforts génois appelés, les portes sécurisées.
Il n’y avait pas d’offre de paix valide comparable au ṣulḥ islamique.
5. Le verset invoqué par Imran Hussein ne s’applique pas
Il dit :
« Le Coran dit que si l’ennemi veut la paix, tu ne dois pas le combattre. »
Verset invoqué implicite :
8:61 – “Et s’ils inclinent vers la paix, incline vers la paix.”
Les savants du tafsîr (Ibn Kathîr, al-Tabarî, al-Qurtubî) rappellent tous :
Ce verset concerne :
- une offre étatique
- sincère
- garantie
- venant du souverain responsable
- après cessation des hostilités
- dans un contexte où la tromperie n’est pas probable
❌ Ce n’était pas le cas en 1453
- L’empereur refusait la paix.
- La ville préparait militairement la résistance.
- Les Byzantins avaient multiplié les trahisons dans les décennies précédentes.
- Les Génois appuyaient militairement les Byzantins.
Une offre hypothétique du patriarche ne remplit aucune condition du fiqh.
C’est un argument grotesque, sans aucune valeur juridique, que même un étudiant de première année en fiqh du jihad réfuterait.
6. Les juristes ottomans ont étudié la question
Contrairement aux propos simplistes d’Imran Hussein, les juristes ottomans :
✔ ont examiné la légalité de l’assaut
✔ ont étudié les traités préexistants
✔ ont confirmé l’absence d’accord de paix valide
✔ ont établi la légitimité de l’ouverture de la ville
Les fatâwâ officielles témoignent que :
- la ville refusait de reconnaître une autorité musulmane
- les Byzantins violaient les engagements
- aucun ṣulḥ valable n’était signé
- la résistance armée était en cours
C’est donc une conquête licite selon les 4 écoles.
7. Constantinople : une prophétie accomplie deux fois
Les savants ont distingué deux prises :
- Celle de 1453 — accomplissement terrestre du hadith d’Ahmad
- Celle de la Fin des Temps, prise sans combat (hadith de Muslim)
Les textes ne se contredisent pas.
Les savants depuis 800 ans l’expliquent.
Imran Hussein ignore totalement cette distinction fondamentale.
8. Pourquoi son discours est dangereux
- Il insulte un hadith authentique
- Il rejette un consensus savant
- Il utilise une lecture chrétienne pro-byzantine de 1453
- Il instrumentalise le Coran hors contexte
- Il jette le doute sur les grands événements de la sîrah prophétique
- Il fabrique une nouvelle religion eschatologique non sunnite
Sa méthode ressemble à :
- un soufisme déviant
- mêlé de conspirationnisme
- sans isnad, sans méthodologie, sans critique scientifique
Conclusion : Imran Hussein n'a aucune base pour contredire 15 siècles de savants
En qualifiant une parole prophétique d’« ordures », Imran Hussein montre :
- une ignorance abyssale du hadith
- une méconnaissance du fiqh
- une lecture historique bancale
- un rejet du consensus de la Ummah
- une arrogance incompatible avec l’Adab/la politesse de la science
La conquête de Constantinople en 1453 :
✔ est reconnue par les savants
✔ respecte les principes du fiqh
✔ accomplit bien la prophétie mentionnée dans les textes
✔ est un événement majeur de la Ummah
Ceux qui crachent sur cet héritage ne le font pas par science, mais par idéologie personnelle.
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