Israël et le Somaliland : quand une reconnaissance, une Oded Yinon attise rien de bon
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Quand les calculs géopolitiques alimentent le terrorisme et fracturent la Umma
Introduction
La reconnaissance par Israël du Somaliland n’est pas un simple geste diplomatique. Dans le contexte explosif de la Corne de l’Afrique, cette décision agit comme un accélérateur de tensions, un carburant idéologique pour les groupes armés, et un coup porté à l’unité somalienne.
Les déclarations récentes d’un cadre d’Al-Shabaab, menaçant de violences en cas de présence israélienne, ne sont pas un épiphénomène : elles révèlent le danger structurel de ce type de manœuvres sionistes.
1. Une reconnaissance qui nourrit mécaniquement l’extrémisme
Les propos attribués à Sheikh Aadan Sunne — qu’on les prenne comme une menace réelle ou comme une tentative de propagande — montrent une chose essentielle :
👉 la reconnaissance israélienne du Somaliland offre aux groupes extrémistes un narratif clé en main.
Dans une région déjà fragilisée :
- par la pauvreté,
- par l’instabilité institutionnelle,
- par les ingérences étrangères,
ce type de décision :
- légitime le discours du “complot extérieur”,
- facilite le recrutement,
- radicalise les lignes.
Ce ne sont pas les populations qui en paieront le prix, mais les civils, comme toujours.
2. Hypocrisie politique : reconnaître ici, écraser ailleurs
Il y a dans cette reconnaissance une contradiction morale flagrante.
D’un côté, Israël :
- reconnaît un territoire sécessionniste,
- au nom du “droit à l’autodétermination”,
- en dehors de tout consensus international.
De l’autre :
- il nie toute souveraineté réelle à Gaza,
- il étend la colonisation en Cisjordanie,
- il criminalise toute revendication palestinienne.
👉 Deux poids, deux mesures :
ce qui est sacralisé en Somalie est nié en Palestine.
Cette hypocrisie n’est pas passée inaperçue dans le monde musulman, et elle alimente la colère, qu’exploitent ensuite les groupes violents.
3. La Somalie, terrain de rivalités étrangères
Les informations circulant sur :
- les pressions régionales,
- le rôle controversé des Émirats arabes unis,
- les accords militaires et logistiques,
montrent que la Somalie est devenue un échiquier, non un acteur souverain.
La reconnaissance israélienne du Somaliland :
- renforce la fragmentation,
- encourage les sécessions,
- affaiblit l’État somalien central.
Or, un État affaibli est un terrain idéal pour le terrorisme.
4. L’unité somalienne : une nécessité vitale
Face à ces menaces, une évidence s’impose :
👉 la Somalie ne survivra pas divisée.
L’unité :
- territoriale,
- politique,
- mais surtout spirituelle autour de l’islam,
est la seule digue face :
- à l’ingérence,
- à l’extrémisme,
- à la manipulation géopolitique.
La Somalie fait partie intégrante de la Umma, et son affaiblissement n’est jamais un événement isolé : il concerne l’ensemble du monde musulman.
5. Le plan Oded Yinon : un schéma qui se répète
Cette situation ne peut être comprise sans rappeler le plan Oded Yinon — une vision stratégique formulée dans les années 1980, prônant :
- la fragmentation des États de la région,
- l’exploitation des divisions ethniques et confessionnelles,
- l’affaiblissement des grands ensembles musulmans.
Force est de constater que :
- la reconnaissance du Somaliland,
- l’encouragement des sécessions,
- la multiplication des foyers de tension,
s’inscrivent objectivement dans cette logique.
Ce n’est pas une théorie du complot :
c’est une lecture géopolitique froide, assumée par ses propres auteurs.
Conclusion
La reconnaissance israélienne du Somaliland est :
- politiquement dangereuse,
- moralement incohérente,
- sécuritairement irresponsable.
Elle :
- alimente le terrorisme qu’elle prétend combattre,
- fracture davantage la Somalie,
- humilie une Umma déjà meurtrie, de Gaza à Mogadiscio.
Face à cela, la réponse doit être dans :
- la lucidité politique,
- l’unité musulmane,
- le refus des jeux cyniques qui sacrifient les peuples.
Car chaque fragmentation imposée aujourd’hui devient un champ de ruines demain.
