Introduction

La question du statut de Jésus (ʿĪsā ibn Maryam, paix sur lui) est l’un des points doctrinaux majeurs qui distinguent l’islam des autres religions.
Entre l’exagération chrétienne qui l’élève au rang divin et le rejet juif qui nie sa mission prophétique, le Coran adopte une voie médiane, juste et cohérente, fondée sur la révélation, la raison et l’histoire prophétique.

Les pages étudiées exposent de manière méthodique la position coranique définitive :
👉 Jésus est un prophète éminent, serviteur d’Allah, créé, protégé, élevé, mais nullement divin.


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Lire la Bible honnêtement conduit naturellement au Coran-95 pages 95 pages – Essai de réflexion théologique et rationnelle 👉 Et si la lecture honnête de la Bible menait, sans contrainte ni artifices, au message du Coran ? Dans cet ouvrage clair, structuré et accessible, Froment Mickaël propose une analyse rigoureuse de

1. Le contexte de la révélation : confusion religieuse et nécessité d’un éclaircissement

Lorsque les traces des prophètes commencèrent à s’estomper et que les communautés s’éloignèrent du monothéisme pur, Allah envoya le dernier Messager, Mohammed ﷺ, avec un Livre préservé, Coran, destiné à l’humanité entière.

Le Coran vint corriger les déviations apparues concernant Jésus :

  • chez certains juifs de l'époque : négation de sa prophétie, accusation et tentative de meurtre ;
  • chez certains chrétiens : exagération, divinisation, confusion entre créature et Créateur.

Le Coran tranche, explique, rectifie et met fin à l’ambiguïté.


2. Jésus dans le Coran : un prophète humain, honoré mais non divin

Allah dit explicitement :

« Le Messie, fils de Marie, n’était qu’un Messager. Des messagers sont passés avant lui. Sa mère était véridique. Ils consommaient tous deux de la nourriture. »
(Sourate al-Māʾida, v. 75)

Ce verset est décisif :

  • manger est une caractéristique humaine ;
  • avoir besoin de subsistance exclut toute divinité ;
  • Jésus et Marie sont des créatures honorées, non des êtres divins.

Le Coran rappelle ainsi une vérité simple :
👉 Dieu n’a pas besoin, ne mange pas, ne naît pas, et n’est pas engendré.


3. La naissance miraculeuse de Jésus ne prouve pas sa divinité

Le Coran raconte longuement :

  • la piété et la pureté de Marie,
  • l’annonce de l’ange Jibrīl,
  • la naissance miraculeuse de Jésus sans père.

Mais le miracle n’implique jamais la divinité.

Allah dit ailleurs :

« Pour Allah, Jésus est comme Adam : Il l’a créé de poussière, puis Il lui a dit : “Sois”, et il fut. »
(Sourate Āl ʿImrān, v. 59)

Si l’absence de père faisait de Jésus un dieu, alors Adam — créé sans père ni mère — le serait à plus forte raison.
Or personne ne l’a jamais prétendu.


4. Jésus n’a pas été crucifié : le Coran corrige une croyance centrale

Le Coran réfute catégoriquement l’idée que Jésus ait été tué ou crucifié :

« Ils ne l’ont ni tué ni crucifié, mais cela leur est apparu ainsi. »
(Sourate an-Nisāʾ, v. 157)

Allah l’a protégé, élevé à Lui, et Jésus demeure vivant, attendant le moment de son retour, conformément à la sagesse divine.

👉 Comment Dieu laisserait-Il Son prétendu “fils” être humilié, torturé et tué, s’Il l’était réellement ?
Cette contradiction suffit à elle seule à invalider la croyance chrétienne.


5. Les contradictions internes des doctrines humaines

Les pages montrent clairement :

  • les juifs ont nié sa mission tout en reconnaissant certains miracles ;
  • les chrétiens ont reconnu sa mission tout en niant sa condition humaine.

Les uns l’ont rabaissé injustement,
les autres l’ont élevé au-delà de toute limite.

Le Coran, lui, le place exactement à sa juste place.


6. Le rejet coranique absolu de la filiation divine

Allah Le Très Haut condamne sans équivoque l’idée qu’Il ait un fils :

« Ils disent : “Le Tout Miséricordieux s’est attribué un enfant.” Vous avancez là une chose monstrueuse. Les cieux s’en déchireraient, la terre se fendra et les montagnes s’écrouleraient… »
(Sourate Maryam, v. 88–91)

Ce langage puissant montre la gravité extrême de cette affirmation.
Elle ne relève pas d’un simple désaccord théologique, mais d’une atteinte majeure au Tawḥīd.


7. Jésus dans l’islam : honneur, respect et vérité

Le Coran mentionne :

  • le nom de Jésus 25 fois,
  • le titre « al-Masīḥ » 9 fois,
  • le nom de Marie 34 fois — plus que dans tout autre livre religieux.

Mais jamais :

  • il n’est appelé “fils de Dieu”,
  • il n’est adoré,
  • il n’est présenté comme divin.

Il est :

  • prophète,
  • messager,
  • serviteur,
  • parmi les Ulū al-ʿAzm (les prophètes de la plus haute détermination).

Conclusion : la position islamique, cohérente et universelle

L’islam ne diminue pas Jésus.
Il le protège de l’exagération,
le libère des mensonges,
et le replace dans la lignée noble des prophètes.

Le Coran n’est pas venu inventer une nouvelle version, mais restaurer la vérité originelle que Jésus lui-même a prêchée :
👉 l’adoration d’Allah seul, sans associé.

C’est pourquoi le Coran demeure le critère ultime, préservé de toute altération, clarifiant ce que les hommes ont confondu.


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