La Bible et la raison saine - Les contradictions internes des Évangiles : un questionnement rationnel légitime...
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L’étude des Évangiles, lorsqu’elle est menée avec sérieux et recul, révèle un ensemble de difficultés majeures qui posent un réel problème de cohérence interne. Ces difficultés ne sont pas nouvelles : elles ont été relevées par des théologiens, des historiens du christianisme et même par certains croyants recherchant une compréhension plus rationnelle de leur foi.
L’un des points les plus discutés concerne la compatibilité du récit évangélique avec la raison. Les textes du Nouveau Testament rapportent des scènes qui, logiquement, suscitent un questionnement légitime.

Le passage de l’Évangile selon Jean (20, 24-25), dans lequel l’apôtre Thomas refuse de croire à la résurrection de Jésus tant qu’il n’aura pas vu et touché les marques des clous, en est un exemple frappant.
Selon ce récit, Jésus — considéré comme Dieu incarné par la théologie chrétienne — aurait subi l’arrestation, les coups, l’humiliation, l’enfoncement des clous dans Ses mains et Sa suspension sur la croix par des êtres humains. Et cela totalement dénudé ?!! Dieu en forme d'homme ?!!
Une question rationnelle incontournable
Face à ce récit, une interrogation simple s’impose :
Comment concilier l’idée d’un Dieu tout-puissant avec celle d’un être humain capable de l’arrêter, de le torturer et de le crucifier ? Un païen de surcroit...
Cette question n’est ni polémique ni agressive : elle découle naturellement de la notion même de divinité. Par définition, le Créateur n’est pas dominé par Sa créature, et l’Être tout-puissant ne peut être affaibli, menacé ou vaincu par des hommes.
Or le récit évangélique, pris littéralement, présente une inversion totale de ce principe : des hommes dominent « Dieu », le frappent, l’attachent et l’exécutent.
Le problème théologique
Deux possibilités se présentent alors :
- Soit Jésus est réellement Dieu selon la doctrine chrétienne,
ce qui impliquerait que des hommes ont pu physiquement atteindre, maîtriser et tuer Dieu — idée incompatible avec l’attribut fondamental de toute-puissance. - Soit le récit lui-même doit être interprété comme une construction tardive, symbolique ou mythique, éloignée de la réalité historique et encore plus de la Parole divine authentique.
Dans les deux cas, le texte pose un problème que l’on ne peut écarter d’un simple revers de main.

Conclusion
Il n’existe qu’une seule manière cohérente de répondre à cette contradiction évidente :
considérer que le récit de la crucifixion tel qu’il apparaît dans les Évangiles n’est pas une parole divine, mais un récit humain, évolutif et théologiquement problématique.
Cette analyse, loin d’être une attaque, repose exclusivement sur la raison, la définition même de la divinité et les textes évangéliques eux-mêmes. Elle invite simplement à chercher la vérité avec sérieux et honnêteté intellectuelle.
Et c’est justement là que l’islam demeure parfaitement clair et logique : Allah y est décrit comme le Créateur absolu, que rien ne peut atteindre ni affaiblir. Aucun être humain ne peut Le toucher, Le blesser ou Lui nuire. Le Coran insiste (que Dieu) qu'Allah Le Sublime n’a jamais été dominé par Sa créature :
- « Allah ! Nul ne doit être adoré en dehors de Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même ; ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. » (Coran 2:255)
- « Ils n’embrassent de Sa science que ce qu’Il veut. » (2:255)
- « Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur. » (Coran 39:67)
- « Dis : Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré. Il n’a jamais engendré et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal à Lui. » (Coran 112:1-4)
Ainsi, dans la vision islamique, Dieu reste le Seigneur tout-puissant, inviolable, jamais dominé par personne — une cohérence parfaite qui protège la foi musulmane de toute contradiction fondamentale.
L’islam a également cette force unique : il ne tombe jamais dans l’anthropomorphisme. Allah n’est pas un “homme divinisé”, ni une créature grandie jusqu’à devenir Dieu. Le Coran affirme avec une clarté absolue que rien ne ressemble au Créateur :
- « Rien ne Lui ressemble. » (Coran 42:11)
- « Nul n’est égal à Lui. » (Coran 112:4)
Ainsi, Dieu n’a ni forme humaine, ni limites humaines, ni besoins humains. On ne peut Le frapper, L’atteindre ou Le surprendre. Il n’est pas un corps, Il n’est pas un être visible ou saisissable. Il est le Créateur transcendant, totalement distinct de Sa création.
C’est pour cela que l’islam est préservé de toute confusion entre Dieu et la créature, et de toutes les contradictions qui naissent quand on attribue à Dieu des caractéristiques humaines.



