Il y a matière à se questionner.

Australie : quand la lutte antiterroriste bascule – le cas d’un adolescent autiste

En Australie, une affaire a profondément choqué l’opinion publique et relancé le débat sur les méthodes antiterroristes lorsqu’elles s’appliquent à des personnes vulnérables. Elle concerne un adolescent de 13 ans, diagnostiqué autiste, dont les parents avaient pourtant sollicité de l’aide, non une répression.

Une demande d’aide transformée en opération policière

Inquiets de certaines obsessions et propos de leur fils, ses parents se tournent vers les autorités pour obtenir un accompagnement médical et éducatif. Mais au lieu d’une prise en charge thérapeutique, une opération secrète est déclenchée par la Australian Federal Police (AFP), avec des agents infiltrés interagissant avec l’enfant en ligne.

Une radicalisation… encouragée

Selon les éléments examinés par la justice, les policiers auraient alimenté l’imaginaire violent du garçon, renforçant ses fixations plutôt que de les apaiser. Le tribunal a estimé que cette stratégie avait gravement nui à l’enfant, au point de compromettre toute possibilité de procès équitable. L’affaire a finalement été abandonnée, la méthode policière étant jugée contraire aux standards minimaux attendus.

Un scandale judiciaire et politique

Cette décision a suscité de vives critiques, y compris au Parlement. Des élus ont dénoncé un abus de pouvoir et une approche inadaptée face à un mineur autiste. De son côté, l’Australian Security Intelligence Organisation a défendu l’opération, affirmant qu’il n’y avait aucune intention de radicaliser l’enfant.

Une question de fond

Cette affaire pose une question essentielle : peut-on traiter de la même manière un adulte radicalisé et un enfant autiste en détresse psychologique ? Pour beaucoup, la réponse est claire. En confondant prévention et provocation, l’État a non seulement failli à sa mission de protection, mais a aussi illustré les dérives possibles d’une lutte antiterroriste déshumanisée.

👉 Ce cas australien est désormais cité comme un contre-exemple, rappelant que la sécurité ne peut jamais justifier l’écrasement des plus fragiles.


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