Depuis des siècles, Juifs et chrétiens affirment que l’Ancien Testament constitue la Parole authentique de Dieu révélée à Moïse et transmise aux prophètes. Pourtant, lorsqu’on examine de près les textes aujourd’hui disponibles, de nombreuses contradictions apparaissent entre ce que Dieu dit de Lui-même — selon la théologie monothéiste pure — et ce que les livres actuels lui attribuent.

Ces passages contiennent des descriptions indignes de la majesté divine, voire des propos qui rabaisseraient n’importe quel être humain. Il est donc impossible d’accepter que de telles formulations soient la Parole d’un Dieu parfait, transcendant, omniscient et omnipotent.

Le présent article expose des exemples nets tirés de l’Ancien Testament, mis en parallèle avec les descriptions divines du Coran, afin de montrer la différence fondamentale entre une Parole céleste et des ajouts humains.


1. Dieu qui dort et se réveille ?

Dans le Livre des Psaumes (78:65), on lit :

« Le Seigneur s’éveilla comme quelqu’un qui dormait, comme un héros que le vin rend audacieux. »

Ce passage attribue au Seigneur le sommeil, la perte de vigilance et même l’effet du vin sur le comportement humain. Autant de notions qui sont des imperfections.

Or, dans le Coran, Dieu se décrit ainsi :

« Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. »
(Coran 2:255)

Cette contradiction est radicale : un Dieu parfait ne peut être comparé à un homme ivre ou endormi. La seule conclusion logique est que ce passage biblique ne peut venir d’une révélation divine.


2. Dieu sourd aux appels de Ses serviteurs ?

Dans le Livre de Job (20:1), la Torah actuelle affirme :

« Jusqu’à quand, Seigneur ? Je crie vers Toi contre l’injustice, et Tu ne me libères pas ! »

Le texte présente un Dieu absent, insensible à l’injustice humaine.

Pourtant, le Coran affirme l’inverse :

« Invoquez-Moi, Je vous répondrai. »
(Coran 40:60)

Et encore :

« Je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui M’invoque. »
(Coran 2:186)

Il est impensable qu’un Dieu juste et parfait ignore les supplications de Ses serviteurs. Là encore, nous sommes face à un discours humain, non à une révélation.


3. Un Dieu fatigué, qui se repose ?

Dans l’Exode (31:17), on lit :

« En six jours, le Seigneur fit les cieux et la terre ; le septième jour, Il se reposa et se rafraîchit. »

Cette idée — que Dieu aurait besoin de repos — est incompatible avec Sa transcendance.

Le Coran dit clairement :

« Nous n’avons éprouvé aucune fatigue. »
(Coran 50:38)

La création divine ne relève pas de l’effort physique.
L’attribution de fatigue ne peut procéder que d’un ajout humain influencé par sa compréhension limitée.


4. Dieu décrit comme colérique, indécis, humilié?

Plusieurs passages des Psaumes décrivent un Dieu :

  • abandonnant Ses serviteurs,
  • rompant Sa parole,
  • se laissant vaincre par Ses ennemis,
  • exprimant honte, colère ou remords.

Par exemple (Psaumes 89:38-46) :

« Tu as méprisé Ton serviteur.
Tu as brisé son alliance.
Tu as réjoui tous ses ennemis…
Jusqu’à quand cacheras-Tu Ton visage ? »

Une telle description est incompatible avec l’image d’un Dieu souverain et juste.

Le Coran affirme :

« La promesse d’Allah ne faillit jamais. »
(Coran 30:6)
« Allah est Tout-Puissant, Digne de louange. »
(Coran 59:23)

Les textes bibliques attribuent au Seigneur des émotions humaines instables, révélant leur origine non divine.


5. Un Dieu vaincu par des chars de fer ?

Un passage surprenant se trouve dans le Livre des Juges (1:19) :

« Le Seigneur fut avec Juda ; mais il ne put déposséder les habitants de la plaine, car ils avaient des chars de fer. »

Comment concevoir un Dieu impuissant face à une armée parce qu’elle dispose d’une technologie humaine ?

Le Coran dit :

« Allah est puissant en toute chose. »
(Coran 2:20)

Ce verset biblique ne peut venir que d’une narration humaine, influencée par la perception limitée des anciens.


6. Dieu qui oublie Ses prophètes ?

Dans les Psaumes (13:1) :

« Jusqu’à quand, Seigneur, m’oublieras-Tu ? »

Attribuer l’oubli à Dieu revient à Le décrire avec une faiblesse humaine.

Le Coran dit au contraire :

« Nous secourons Nos messagers et les croyants. »
(Coran 40:51)

Un tel passage biblique est incompatible avec la dignité divine.


7. Dieu qui pleure, verse des larmes et gémit ?

Dans Jérémie (13:17), on lit :

« Mon âme pleurera en secret… mes yeux pleureront abondamment. »

Et encore (Jérémie 14:17) :

« Que mes yeux répandent des larmes nuit et jour. »

Les larmes, la plainte et les gémissements sont des signes de faiblesse et de souffrance — impossibles à attribuer à Dieu.

Ces textes témoignent d’une influence humaine évidente, mêlant émotions, imaginaire et projection anthropomorphique.


Conclusion : Un texte humain, non une Parole divine

L’ensemble de ces passages montre une chose claire :

  • ils attribuent à Dieu la fatigue, l’ignorance, le sommeil, la honte, l’indécision, l’impuissance,
  • ils décrivent un Dieu qui oublie, pleure, se lamente ou se laisse vaincre,
  • ils contredisent profondément une théologie pure de la transcendance divine.

La seule explication logique et rationnelle est que l’Ancien Testament dans sa forme actuelle n’est pas le texte révélé originel.

Il s’agit d’un ensemble de récits humains, modifiés, compilés, transformés à travers les siècles, ne respectant ni la majesté divine ni la cohérence d’un message céleste.

Ainsi il faut conclure :

« Je vois maintenant clairement que ce livre ne peut être la Parole du Seigneur. »

Le Coran, au contraire, présente une vision cohérente et parfaitement digne de Dieu : un Dieu parfait, souverain, qui ne dort pas, ne faillit pas, ne s’affaiblit pas, ne se contredit pas et n’est jamais rattrapé par les émotions humaines.