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L’islamophobe athée :
Explique moi ce verset, sourate 65 verset 4, où il est écrit « celles qui n’ont pas encore eu leurs règles »… Ce n’est pas une preuve que l’islam permet le mariage des enfants ?

Le musulman :
D’abord, lis le verset depuis le début, pas juste une partie sortie de son contexte.
Le verset complet dit :

« Et quant à vos femmes qui n’espèrent plus avoir leurs règles, si vous avez un doute, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n’ont pas encore eu leurs règles. Et pour celles qui sont enceintes, leur délai est jusqu’à ce qu’elles accouchent. » (Sourate 65, verset 4)

Lis bien : le verset parle des délais de répudiation (ʿiddah), pas du mariage, ni de relations intimes.


L’athée :
Mais il dit quand même « celles qui n’ont pas eu leurs règles », non ?

Le musulman :
Oui, mais apprends à lire un texte. Le sujet ici, c’est le divorce, pas le mariage.
Le verset s’adresse à des femmes mariées et établit le délai légal d’attente après la séparation pour vérifier si elles sont enceintes ou non.
Et dans cette catégorie, il y a plusieurs cas :

  1. les femmes ménopausées (اللاتي يئسن من المحيض) ;
  2. les femmes qui n’ont pas leurs règles pour des raisons médicales (اللاتي لم يحضن) ;
  3. les femmes enceintes.

Nulle part le verset ne parle d’âge, ni d’autorisation de mariage avec des mineures.


L’athée :
Mais alors pourquoi certains exégètes anciens disent que ça peut concerner une fille qui n’a pas encore eu ses règles ?

Le musulman :
Parce qu’à l’époque, le texte légiférait sur toutes les situations possibles dans une société humaine, même les cas exceptionnels.
Certains mariages pouvaient être contractés entre familles, avant la puberté, mais la consommation n’avait lieu qu’après la maturité physique.
C’est ce que rappellent Ibn Kathîr, At-Tabarî, Al-Qurtubî et d’autres :

« Le mariage n’est consommé qu’après la capacité physique et mentale. »

Et d’ailleurs, le Prophète ﷺ a dit clairement :

« Ô jeunes gens, que celui qui en a les moyens se marie. »
(Rapporté par al-Bukhârî et Muslim)

Ce qui prouve que le mariage suppose la maturité et les moyens, pas l’enfance.


L’athée :
Mais pourquoi alors mentionner « celles qui n’ont pas eu leurs règles » ?

Le musulman :
Parce qu’il y a des femmes adultes qui, pour des raisons de santé (stérilité, troubles hormonaux, stress, etc.), n’ont jamais eu de menstruations.
Les médecins t’en parleront mieux que moi.
Le verset prévoit ce cas dans la loi du divorce : si une femme de 25 ans n’a jamais eu ses règles, elle a malgré tout un délai d’attente fixé à trois mois après la répudiation.
C’est une preuve de précision juridique, pas de déviance morale.


L’athée :
Mais le mot « لم يحضن » veut dire quoi exactement ?

Le musulman :
Grammaticalement, « لم يحضن » ne signifie pas « des enfants ».
Cela signifie : « celles qui n’ont pas eu leurs menstruations », sans indication d’âge.
Le Coran aurait pu dire « الأطفال » (les enfants), mais ne le fait pas.
Il emploie « نساءكم » — vos femmes — donc des épouses, pas des fillettes.
Le mot même نساء dans le Coran exclut les enfants.


L’athée :
Mais certains modernistes disent que même si c’est culturel, ça reste choquant.

Le musulman :
Tu es choqué parce que tu projettes ta culture du XXIᵉ siècle sur un texte législatif du VIIᵉ siècle.
Mais l’islam, lui, a justement posé des limites à des pratiques antérieures bien pires.
Il n’a jamais encouragé ni ordonné un tel acte.
Et aujourd’hui, en contexte musulman, toute union doit être conforme aux lois du pays et aux conditions religieuses, c’est-à-dire : consentement, maturité, protection, et bienveillance.


Le musulman (conclusion) :
Donc, ton accusation de pédophilie est fausse, malhonnête et dénuée de fondement linguistique et historique.
Le verset parle de divorce, pas de mariage.
Il vise des femmes, pas des enfants.
Et ceux qui répètent cette accusation montrent surtout leur ignorance de la langue arabe et du fiqh.

Comme disait Cheikh Zayn Khayrallah :

« Les menteurs se cachent derrière les mots qu’ils ne comprennent pas. »
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